Paris-Bordeaux : Paysages gravés

.... De Maxime Lalanne à Philippe Mohlit
.... De Maxime Lalanne à Philippe Mohlit

À l’occasion de la 5ème édition de la manifestation nationale la Fête de l’estampe, le 26 mai, et en clin d’œil à l’arrivée de la LGV à Bordeaux l’été prochain, le musée expose, en amont de la Saison paysages, une quarantaine de gravures représentant des paysages parisiens et bordelais du XIXe au XXe siècle. 

Le musée des Beaux-Arts de Bordeaux poursuit ainsi son action en faveur de la connaissance et de la promotion de la gravure et, moins d’un an après l’exposition Fantastique ! L’estampe visionnaire de Goya à Redon, présente une nouvelle sélection d’estampes issues, pour l’essentiel, de son fonds propre (plus de 1400 planches au total). 

Maxime Lalanne (1827-1886), infatigable promoteur de l’eau-forte, ouvre naturellement cette exposition avec des planches gravées entre 1862 et 1882.  À travers une série de vues du vieux Paris ou du Bordeaux portuaire, sélectionnée parmi les 250 œuvres récemment répertoriées, nous découvrons le regard précis et incisif de cet artiste bordelais, membre fondateur de la Société des aquafortistes

L’exposition se poursuit avec des créations d’artistes des XIXe et  XXe siècles, sans filiation directe avec Maxime Lalanne, mais qui portent sur les paysages urbains ou ruraux un regard très personnel. 

Des eaux-fortes de Pierre Teyssonnières (1834-1912), à celles plus contemporaines et plus énigmatiques de Gérard Trignac ou Philippe Mohlitz, jusqu’à l’abstraction d’Édgard Pillet, l’exposition offre un large panorama, à la fois technique et stylistique, du paysage gravé des XIXème et XXème siècles.  Un singulier travail de gravure sur ébonite est prêté pour l’occasion, témoignage du méticuleux amour de l’estampe du docteur Jacques Lasserre.

Soigneusement conservées, les estampes, à l’instar des dessins ne sortent que rarement des réserves, conformément aux préconisations liées à la conservation des œuvres sur papier, et ne sont jamais exposées plus de trois mois tous les trois ans. La fragilité du papier, principalement due aux composés de fabrication et à son extrême sensibilité à la lumière, explique donc la méconnaissance de cette partie des collections. 

Maxime Lalanne Edgard Pillet

Maxime Lalanne (Bordeaux, 1827 - Nogent-sur-Marne, 1886)  - Rue des Marmousets à Paris - 1862 • Eau-forte

Maxime Lalanne s’installe à Paris en 1852 et réalise cette première eau-forte en 1862. Il nous propose ici une vue du Paris médiéval avant les grandes modernisations et destructions haussmanniennes qu’il va vivre au quotidien. La rue des Marmousets, aujourd’hui réduite à la portion congrue depuis la création du boulevard Arago dans le 3ème arrondissement, porte le nom d’une ancienne enseigne commerciale, probablement de fabrication de figurines en bois

Edgard Pillet (Saint-Christoly-de-Médoc, 1912 – Paris, 1996) - Rivages Vers 1960 • Eau-forte et aquatinte

Réalisée après le séjour de l’artiste aux Etats–Unis de 1956 à 1957, cette estampe réunit deux modes d’expression chers à Edgard Pillet, l’abstraction lyrique et la non figuration.Par ses couleurs, ses traces courbes et tourbillonnantes, elle évoque le mouvement de l’eau et ses remous. Cette gravure, réalisée par l’association de l’eau-forte et de l’aquatinte, est une traduction sensible du paysage.

En haut de page estampe de Pierre Teyssonnières  (Albi, 1834 – Paris, 1912) - La Pointe de l’Aiguillon à Arcachon- 1867 • Eau-forte, 4ème état
Élève de Maxime Lalanne et de Léo Drouyn, Teyssonnières grave entre 1867 et 1873 de nombreuses planches de sa composition avant de réaliser des gravures d’interprétation (reproductions de peintures de maîtres). Cette vue de la Pointe de l’Aiguillon, datée par l’artiste de février 1867, se situe à l’extrême est d’Arcachon, à la limite de la commune de La Teste de Buch. C’est par la séparation d’une partie des terrains de cette dernière que dix ans auparavant fut créée la ville d’Arcachon.

ESTAMPE BORDEAUX MUSEE BEAUX ARTS CAUMONT 4 EF AQ F Deval
Robert Caumont, Sur les marches du Grand théâtre, 1913-14, eau-forte et aquatinte (c) Bordeaux, musée des Beaux-Arts

Paris-Bordeaux : Paysages gravés De Maxime Lalanne à Philippe Mohlitz du Mercredi 19 avril au Dimanche 28 mai 2017

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